Angélique Mangon est journaliste. En 2016, une amie proche l’invite à son mariage au Chili. Angélique se dit que c’est l’occasion de faire un grand voyage. Elle prévoit trois mois, puis neuf, puis part pour de bon. Trois ans plus tard, elle rentre, s’installe à Clermont-Ferrand et écrit un livre : « Sur la route de la Pachamama », aux éditions Géorama. Dans cet épisode en deux parties du podcast voyage Good Visa, elle raconte cette aventure singulière : pas un tour du monde de plus, mais un voyage engagé, conduit par une question profonde, comment les peuples du continent américain vivent-ils en connexion avec la Terre ?
Cinq pays, trois ans, des rencontres qui changent une vie : Carlos Payamanki, le chef mapuché qui ne l’accepte que quand elle lui dit que ses parents sont agriculteurs. Don Eric, le philosophe chilien qui lui dit de ne jamais lutter contre le temps. Arcadio, le Quechua qui lui fait découvrir les plantes sacrées. La femme péruvienne qui lui dit, dans un rassemblement spirituel, « Tu es d’ici. Tes racines sont là. » Et une fondation humanitaire en Équateur, un an et demi à s’enraciner quelque part pour la première fois.
Ce double épisode est une invitation à ralentir, à voyager autrement, et à se poser une seule question : et pourquoi pas moi ?
🎧 Partie 1 — Uruguay, Chili, Bolivie
🎧 Partie 2 — Pérou, Équateur et voyage solo féminin
Les références :
- Livre d’Angélique : « Sur la route de la Pachamama » aux éditions Géorama
- Son site internet
- Instagram : @sur_la_route_de_la_pachamama
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Le podcast Good Visa est produit et présenté par Camille Merel.
Musique : Camille Merel
Chapitres — Partie 1
Chapitres — Partie 2
Angélique Mangon, 3 ans en Amérique du Sud sur la route de la Pachamama
Elle devait partir 9 mois. Elle est restée 3 ans. En 2016, Angélique Mangon, journaliste de formation, quitte la France pour parcourir l’Amérique du Sud à la rencontre d’hommes et de femmes qui vivent en connexion profonde avec la Terre. Uruguay, Chili, Bolivie, Pérou, Équateur : dans ce double épisode du podcast voyage Good Visa, elle raconte un voyage engagé, transformateur, et profondément humain.
Une fille d’agriculteurs en quête de la Pachamama
Angélique n’a pas grandi dans un foyer qui voyageait. Ses parents étaient agriculteurs. Les grands voyages à l’étranger, elle n’en avait pas fait. C’est par petites étapes et par des lectures que l’idée d’un grand projet a germé. Journaliste, elle voulait questionner une thématique précise. La thématique qui s’impose : le lien des peuples d’Amérique du Sud à la Terre. La Pachamama. Le déclencheur concret : un mariage d’amie au Chili en 2016. Un homme qui traduit un poète Mapuché lui dit dans un café : « Neuf mois, ce sera jamais suffisant. » Il avait raison.
Le Chili : Carlos Payamanki et la cosmovision
Au Chili, un anthropologue l’accompagne dans les communautés mapuchés de Patagonie. Elle rencontre Carlos Payamanki, chef de communauté au premier abord rustre, qui ne comprend pas pourquoi une Occidentale voudrait « comprendre sa façon de voir le monde. » Pour lui, c’est la façon de voir le monde. Et puis Angélique lui dit que ses parents étaient agriculteurs. « Il s’est mis à sourire. Et il a dit : OK, tu peux rester. » Des jours de conversation sur la cosmovision mapuchée : les humains ne sont pas supérieurs à la nature. Ils en font partie. Puis Don Eric, croisé par hasard dans une rue. « Ne lutte jamais contre le temps. Pose-toi toujours la question : quel enseignement dois-je tirer de ce qu’il m’arrive ? »
Le Pérou : les plantes sacrées et la femme qui a tout dit
Au Pérou, Angélique rencontre Arcadio, Quechua passionné, qui l’introduit au cactus Saint Pedro : une plante sacrée utilisée dans des cérémonies ancestrales pour se connecter aux esprits de la nature. Elle parle aussi de l’Ayahuasca et de ses dérives touristiques, du défi éthique que ça représente pour les communautés. Et lors d’un rassemblement spirituel à Tarapoto, une femme inconnue se retourne vers elle : « Tu es d’ici. Tes racines sont là. » Angélique, esprit cartésien, est bouleversée. Deux ans plus tard, un guérisseur consulte son pendule et confirme. « Ça donne une clé de compréhension à ce sentiment de pas être tout à fait à sa place dans la société. »
L’Équateur : un an et demi, tout par hasard
L’Équateur était censé être une étape. Il devient presque un pays de vie. Un an et demi, sans que rien ne se passe comme prévu : tous ses contacts ne répondent pas. Tout se fait par rencontres impromptues, la fête Inti Rimi, les hommes et femmes qui récupèrent des blocs de glace sur le Chimborasso, une fondation humanitaire qui construit des toilettes sèches en bambou dans une ville ravagée par le séisme de 2016. « C’était l’expatriation immersive : vivre avec des gens dont les systèmes de valeurs sont très différents des tiens. Et parfois ça crisse. Et ça aussi, ça apprend quelque chose. »
Et pourquoi pas moi ?
En clôture de ce double épisode, Angélique parle du voyage solo féminin. Les peurs qu’elle a eues, les peurs qu’elle a apprivoisées. Ce qu’elle dit aux femmes qui hésitent : écouter ses intuitions, suivre les élans, ne pas trop réfléchir. Et faire confiance à la vie, qui a le chic pour envoyer les bonnes rencontres au bon moment. Son livre « Sur la route de la Pachamama », aux éditions Géorama, est une invitation à tout ça. Et cet épisode aussi : « Et pourquoi pas moi ? »
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